Des travaux importants sont nécessaires sur le toit de la base sous-marine pour remédier aux infiltrations d’eau. Ils devraient démarrer en 2027 pour une durée d’un an et ils auront pour conséquence la suppression du “Jardin du tiers paysage”, l’œuvre du de Gilles Clément.
Des études confiées à la Sonadev et menées entre 2023 et 2024 ont conclu à la nécessité d’entreprendre des travaux importants sur le toit de la base. Les infiltrations d’eau deviennent problématiques pour la base en elle-même et pour les équipements installés au rez-de-chaussée : destination touristique, musées, concerts, expositions, vie associative, conférences, salons, compétitions sportives, journées nationales, etc.
Les travaux consistent à traiter les joints de dilatation et à réaliser une refonte complète du dispositif de collecte des eaux pluviales. Des interventions sont également nécessaires sur certains ouvrages comme la passerelle d’accès ainsi que sur les espaces de circulation du public.
“Ces interventions permettront d’améliorer nettement la situation et de protéger les équipements en rez-de-chaussée, mais compte-tenu de la spécificité de l’ouvrage, il ne sera pas possible d’atteindre une étanchéité du toit à 100%.”, précise Céline Paillard, adjointe au maire de Saint-Nazaire.
Au total, ce chantier dont la maîtrise d’ouvrage est confiée à la Sonadev est estimé à 7,7 M€. Le toit de la base sous-marine sera inaccessible pendant cette période. Ce chantier a fait l’objet d’une délibération du conseil municipal de Saint-Nazaire en novembre 2024.
La nature des travaux a pour conséquence la disparition du “Jardin du tiers paysage” , l’œuvre de Gilles Clément. Son maintien voire son déménagement envisagé un temps sont incompatibles ou impossibles avec les interventions nécessaires par les entreprises.
“C’est une décision que nous avons dû prendre à contre-coeur”, regrette Michel Ray, adjoint la culture. “C’est malheureux mais nous n’avions pas le choix compte-tenu de la situation sur le toit de la base et de la nature des travaux à engager. Nous remercions Gilles Clément de sa compréhension. Son œuvre restera inscrite dans la mémoire de la ville et dans l’histoire de ce lieu si particulier”.